1.6 Bilan et dépenses d'investissement

1.6.1 Dépenses d'investissement

En 2018, les dépenses d’investissement corporel résultant des activités biopharmaceutiques d’UCB s’élèvent à € 94 millions (2017 : € 100 millions). Les dépenses d’investissement de 2018 se rapportent principalement à d’autres immobilisations incorporelles et équipements.

Les acquisitions d’immobilisations incorporelles ont atteint € 247 millions en 2018 (2017 : € 109 millions) et sont liées à des accords d'acquisition de licence, et à des logiciels et des frais de développement capitalisés éligibles. En 2018, les principales acquisitions s’élèvent à € 132 millions pour l’acquisition de midazolam de Proximagen et pour le dernier paiement d’étape de € 33 millions versé à Dermira pour le programme clinique visant à évaluer l’efficacité et la sécurité de Cimzia® chez les patients adultes atteints de psoriasis en plaques chronique de degré modéré à grave.

En outre, comme prévu dans l’accord entre UCB et Lonza relatif à la fabrication par Lonza de principes actifs basés sur des fragments d’anticorps PEGylés, UCB a participé au préfinancement des dépenses d’investissement s’y rapportant. Les amortissements de cet investissement sont comptabilisés dans la marge brute et additionnés dans le calcul de l’EBITDA récurrent.

1.6.2 Bilan

Les immobilisations incorporelles ont augmenté de € 53 millions et sont passées de € 817 millions au 31 décembre 2017 à € 870 millions au 31 décembre 2018. Cette hausse reflète l'amortissement continu des immobilisations incorporelles (€ 170 millions), partiellement compensée par des ajouts provenant de l'acquisition de Proximagen, des paiements d'étape à Dermira, des logiciels et des frais de développement capitalisés éligibles.

Le goodwill s’élève à € 4 970 millions, soit une hausse de € 132 millions liée à l'acquisition d'Element Genomics (€ 22 millions) et à un dollar américain plus fort par rapport à décembre 2017.

Les autres actifs non courants ont augmenté de € 139 millions, principalement en raison de l’acquisition de nouvelles immobilisations corporelles faisant suite à la reconnaissance du droit d’utilisation découlant de l’implémentation d’IFRS 16.

L’augmentation des actifs courants de € 2 677 millions au 31 décembre 2017 à € 2 950 millions au 31 décembre 2018 s’explique par une hausse de l’inventaire des frais commerciaux et de développement et d’une augmentation des mouvements liés à la trésorerie.

Les capitaux propres d’UCB s’élèvent à € 6 255 millions, soit une hausse de € 519 millions entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018. Les changements importants découlent du résultat net après intérêts minoritaires (€ 800 millions) et des couvertures des flux de trésorerie (€ -141 millions), de la conversion du dollar américain et de la livre sterling (€ 66 millions), du paiement du dividende (€ -222 millions) et de l’acquisition d’actions propres (€ -38 millions).

Les passifs non courants s’élèvent à € 2 021 millions et affichent une baisse de € 211 millions qui résulte principalement des passifs courants.

Les passifs courants se chiffrent à € 2 238 millions, soit une hausse de € 289 millions en raison des instruments financiers et d’une augmentation de la dette commerciale.

La dette nette a baissé de € 288 millions en passant de € 525 millions à fin décembre 2017 à € 237 millions à fin décembre 2018. La dette nette résulte principalement de la profitabilité nette sous-jacente compensée par le paiement de l’acquisition d’actifs, du paiement du dividende sur les résultats de 2017 et de l’acquisition d’actions propres. Le ratio dette nette / REBITDA récurrent a atteint 0,17 en 2018, contre 0,38 en 2017.